Augmentation mammaire avec soutien-gorge interne à Montréal : en quoi consiste cette technique et à qui s’adresse-t-elle?
Découvrez le concept du soutien-gorge interne en augmentation mammaire, ses indications possibles et le rôle du support tissulaire dans la stabilité des implants mammaires.
Le terme « soutien-gorge interne » est de plus en plus utilisé lorsqu’on parle d’augmentation mammaire ou de chirurgie mammaire de révision. L’expression peut toutefois prêter à confusion : il ne s’agit pas d’un soutien-gorge placé à l’intérieur du sein, ni d’une technique unique applicable de la même manière à toutes les patientes.
Le concept désigne plutôt différentes techniques chirurgicales visant à renforcer le soutien interne du sein ou à mieux contrôler la position de l’implant.
Cette question devient particulièrement importante lorsqu’une patiente présente des tissus fragiles, un relâchement mammaire, des implants qui se sont déplacés ou lorsqu’une chirurgie de révision nécessite davantage de stabilité.
Pourquoi le soutien de l’implant est-il important?
Un implant mammaire n’existe pas indépendamment des tissus qui l’entourent.
Après une augmentation mammaire, sa position dépend notamment de la poche chirurgicale, de la peau, du tissu mammaire et des structures qui soutiennent le sein.
Avec le temps, ces tissus peuvent changer. Le vieillissement, les grossesses, les variations de poids et simplement la gravité peuvent progressivement modifier la forme de la poitrine.
Chez certaines patientes, les tissus sont naturellement plus minces ou plus extensibles. Un implant relativement lourd par rapport à la capacité de soutien du sein peut également exercer davantage de tension au fil des années.
C’est dans ce contexte que le concept de soutien interne prend tout son sens.
Qu’est-ce qu’un « soutien-gorge interne »?
Le terme peut englober plusieurs approches.
Dans certaines situations, le chirurgien peut renforcer ou reconstruire la poche qui maintient l’implant. Des sutures internes peuvent être utilisées pour mieux définir le sillon sous-mammaire ou limiter un espace devenu trop large.
Dans d’autres situations, un matériau de soutien chirurgical peut être envisagé afin de renforcer des tissus insuffisants.
Le choix dépend du problème à corriger. Il n’existe donc pas une seule opération appelée « internal bra » qui serait identique d’une patiente à l’autre.
Quand cette approche peut-elle être envisagée?
Le soutien interne peut être particulièrement pertinent dans certaines chirurgies de révision mammaire.
Par exemple, un implant peut progressivement descendre trop bas sur la poitrine, une situation parfois appelée « bottoming out ». Dans d’autres cas, les implants peuvent se déplacer vers l’extérieur lorsque la patiente est couchée ou la poche peut devenir trop large.
Une intervention peut alors viser à reconstruire ou à renforcer cette poche afin d’améliorer le contrôle de la position de l’implant.
Le concept peut également être discuté chez certaines patientes présentant une peau particulièrement fine ou des tissus ayant déjà subi plusieurs interventions.
Soutien-gorge interne et première augmentation mammaire
Toutes les augmentations mammaires primaires ne nécessitent pas un renforcement supplémentaire.
Chez une patiente ayant des tissus de bonne qualité et une anatomie favorable, une poche correctement planifiée peut offrir un soutien adéquat sans dispositif additionnel.
Ajouter systématiquement un matériau ou une technique de renforcement n’est donc pas nécessairement avantageux.
L’indication doit répondre à un besoin anatomique réel.
Le choix de l’implant reste essentiel
Même lorsqu’un soutien interne est envisagé, la sélection de l’implant demeure une partie importante de la planification.
La largeur de la poitrine, l’épaisseur des tissus, le volume mammaire existant et les objectifs de la patiente doivent être considérés ensemble.
Un implant disproportionné par rapport aux tissus peut exercer une tension importante sur le sein, même lorsqu’une technique de soutien supplémentaire est utilisée.
Le « soutien-gorge interne » ne doit donc pas être considéré comme une façon de contourner les limites anatomiques du sein.
Peut-on l’associer à un lifting mammaire?
Oui, dans certaines situations.
Une patiente peut présenter simultanément un relâchement de la poitrine et une insuffisance du soutien interne. Un lifting mammaire permet alors de repositionner les tissus et de retirer une partie de la peau excédentaire, tandis qu’un renforcement interne peut être utilisé lorsque cela est jugé utile pour mieux soutenir la nouvelle architecture du sein.
Cela devient particulièrement pertinent dans certaines chirurgies mammaires secondaires ou lorsque les tissus ont été considérablement étirés.
Cependant, un soutien interne ne remplace pas nécessairement un lifting mammaire lorsqu’une véritable ptose est présente.
Peut-il empêcher les seins de descendre avec le temps?
Aucune technique chirurgicale ne peut complètement arrêter le vieillissement des tissus.
Même après une chirurgie bien réalisée, les seins continuent d’être influencés par la gravité, les variations hormonales, les grossesses, les changements de poids et l’évolution naturelle de la peau.
Un renforcement interne peut apporter davantage de soutien dans certaines situations, mais il ne faut pas l’interpréter comme une garantie que la position des seins ou des implants restera parfaitement inchangée à vie.
Une technique utile lorsqu’elle répond au bon problème
L’intérêt du soutien-gorge interne ne réside pas dans le terme lui-même, mais dans le problème anatomique qu’il permet éventuellement de résoudre.
Pour certaines patientes, une augmentation mammaire conventionnelle suffit. Pour d’autres, particulièrement en chirurgie de révision, améliorer le soutien interne peut constituer une partie importante de la stratégie chirurgicale.
Dr Joseph Bou-Merhi reçoit à Mont-Royal les patientes qui souhaitent discuter d’une augmentation mammaire. Lorsque des implants sont déjà présents, la consultation permet aussi de préciser le problème observé et les options qui pourraient être envisagées.